Depuis plusieurs mois, les A330 d’Aircalin mettent à mal les programmes de vols et les voyages des usagers en raison de pannes récurrentes. À présent, les clients victimes de ces retards et de ces annulations expriment ouvertement leur mécontentement et leurs critiques. Ils le font au travers des réseaux sociaux et sont relayés par un certain nombre de médias. Pour eux, la coupe est pleine.
C’est qu’en effet, chacun peut comprendre qu’une compagnie aérienne soit victime parfois d’aléas techniques affectant un avion, l’obligeant à reprogrammer son vol. Simplement, chez Aircalin, les pannes ne font que se répéter depuis des mois, générant beaucoup de difficultés pour les clients bloqués et souvent contraints de modifier leur voyage, voire leurs vacances, avec en prime des ennuis concernant les locations de voitures ou encore les réservations d’hôtels. Le dernier retard a provoqué également un surcroît de mécontentement dans la prise en charge des passagers.
Les explications et les communiqués sur les aléas de la compagnie internationale calédonienne ne font plus illusion. L’Airbus A330neo a la réputation d’être un avion fiable. Il est destiné aux vols long-courriers et les trajets entre Nouméa, Bangkok et Paris s’inscrivent tout à fait dans ses capacités techniques. Ce qui est donc anormal, ce sont les pannes récurrentes qui affectent ces aéronefs. Pour quelles raisons ?
Il y a quelques mois, le porte-parole de la compagnie prétendait que la moyenne de ces pannes n’était pas supérieure à des compagnies de taille équivalente. Qui désormais peut le croire ? Aucune compagnie ne peut se prévaloir d’autant d’aléas sans que soit altérée sa réputation et sa fiabilité. C’est désormais le cas pour l’aérien calédonien.
Qu’est-ce donc qui ne va pas à Aircalin ? Il serait temps d’explorer les véritabeles raisons de ces aléas dont la fréquence est inhabituelle pour une compagnie aérienne. Il serait étonnant, en tous les cas, que ces multiples incidents techniques soient simplement le fruit du mauvais hasard ou de la malchance. La malchance, en effet, dans une compagnie correctement gérée, ne peut devenir une sorte d’alibi régulier. Sauf à susciter une prévention encore plus grande.


