Il existe, en Nouvelle-Calédonie, aux côtés de la culture kanak, une culture régionale française, la culture calédonienne. Livres, théâtre, cinéma, poésie, cuisine ou traditions s’expriment évidemment en langue française. Mais ce « français calédonien » possède ses accents, ses tournures de phrases et son vocabulaire particulier. Ainsi, un Parisien, un Marseillais ou un Réunionnais auront du mal à comprendre l’intégralité des aventures de “Tonton Marcel”. Un mot du lexique calédonien aujourd’hui : le bibiche
Avant toute chose, passons en revue toutes les significations de « bibiche » dans le français standard, voire dans le domaine de la géographie !
Bibiche est d’abord un terme affectueux adressé à une femme. Il est inspiré par « ma biche », de la même veine, rendu célèbre par Louis de Funès à partir du film « le gendarme se marie ». On peut estimer que l’utiliser de bibiche double l’affection que l’on souhaite à la femme que l’on appelle « ma bibiche » !
Bibiche est également une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est. La commune de Bibiche se situe à 14 km de la frontière allemande (Niedaltdorf, quartier de Rehlingen-Siersburg en Sarre) et à 23,5 km de la frontière luxembourgeoise (Schengen). Elle comptait 448 habitants en 2020.
Bibiche, c’est encore un café restaurant en plein cœur de Montmartre. Une jolie cuisine française bistronomique et un menu qui change selon le marché et les envies du Chef. Bibiche c’est aussi un décor résolument cosy, une atmosphère vintage et décalée, à l’image de notre équipe aussi souriante qu’attentionnée.
« Bibiche vous bichonne tous les jours de 9h à 21h, en service continu. Le matin, pour un café au comptoir ou sur notre belle terrasse ensoleillée, au déjeuner ou dîner autour d’une cuisine généreuse et authentique ou le soir, pour prendre un verre et tester notre merveilleux bar à cocktails ». Avis aux Calédoniens en visite dans le coin …
Pour rester dans la bonne bouche, on peut enfin indiquer l’existence de Bibiche, 9 avenue Henry Cheron, à Caen : c’est un Café Gourmand bien connu.
Une fois ce tour d’horizon effectué, je peux, sans coup férir, vous proposer la définition de bibiche dans le français calédonien. Rien à voir avec le romantisme qui précède.
Le (et non la) bibiche, nom masculin singulier, c’est un lance-pierre sous sa dénomination commune. Il était utilisé ici pour la chasse notamment par les gamins …
Localement, il était en général confectionné avec une fourche d’une bois dur – de préférence une fourche en goyavier ou en gaiac – sur laquelle était accrochés deux élastiques puissants – souvent deux bandes découpées dans une chambre à air de vélo ou de pneu de voiture – et reliées à une basane découpée dans une languette de vieille chaussure, et dans laquelle est placé le projectile.
Ceux-ci étaient en général des petits cailloux, et parfois dans billes en acier. Pas des « calots et ace », lesquels sont trop gros pour tenir dans la languette !
Cependant, aujourd’hui, le bibiche n’a presque plus cours en Calédonie. Je considère d’ailleurs que sa raréfaction est une bonne nouvelle pour les oiseaux qui se faisaient abondamment « dégommater » par les gamins et leurs bibiches …
L’Amiral du Port Despointes


