La demande de dissolution de l’Autorité de la concurrence de Nouvelle-Calédonie (ACNC), formulée par la Fédération des industries de Nouvelle-Calédonie (FEINC), provoque une réaction commune de quatre organisations syndicales. La CFE-CGC, l’USTKE, la COGETRA-NC et la Fédé défendent le maintien de cette institution, tout en réclamant une amélioration de son efficacité et une meilleure prise en compte de ses travaux.
Une institution née du combat contre la vie chère
Dans un communiqué commun, les quatre syndicats rappellent que la création de l’Autorité de la concurrence trouve son origine dans le mouvement intersyndical de 2012 contre la vie chère.
Pour les signataires, cette institution constitue l’un des outils obtenus à la suite de cette mobilisation, afin de mieux contrôler les marchés et de protéger les consommateurs. « La vie chère ne disparaîtra pas en supprimant les outils destinés à la combattre », affirment-ils.
Les syndicats rappellent toutefois que l’ACNC ne fixe pas les prix et ne peut, à elle seule, résoudre les difficultés de pouvoir d’achat des Calédoniens.
Ils soulignent néanmoins son rôle dans le contrôle des concentrations économiques, la lutte contre les ententes et les abus de position dominante, ainsi que dans l’analyse du fonctionnement des marchés.
Des avis insuffisamment pris en compte ?
Les organisations syndicales estiment que l’efficacité de l’Autorité dépend également des suites données à ses travaux. Elles regrettent ainsi que certains avis aient été, selon elles, écartés ou insuffisamment pris en considération par les décideurs publics.
Pour les signataires, il serait donc injustifié de reprocher à l’institution un manque de résultats sans examiner l’utilisation qui est faite de ses recommandations.
Ils demandent davantage de transparence sur les décisions prises à la suite de ces avis et sur les raisons pour lesquelles certaines préconisations ne sont pas appliquées.
Une réponse directe à la FEINC
Les quatre syndicats ne contestent pas la nécessité d’évaluer les dépenses publiques et l’efficacité des institutions. Ils considèrent cependant qu’améliorer le fonctionnement d’un organisme et réclamer sa disparition constituent deux démarches différentes.
Ils invitent notamment la FEINC à préciser


