Les dernières décisions du comité directeur de l’Union calédonienne, qui devront être enrichies et définitivement arrêtées par le congrès de la mi-novembre, ne font que confirmer l’emprise des éléments les plus radicaux sur le plus vieux parti de Nouvelle-Calédonie. L’UC a connu ses plus belles heures depuis le milieu des années 50 jusqu’à la fin des années 60, dirigeant le premier gouvernement de la Nouvelle-Calédonie issu de la Loi-Cadre, puis disposant d’une majorité absolue à l’Assemblée territoriale. Ensuite, le mouvement a explosé à la suite des conflits internes générés, d’une part, par l’irruption du mouvement des Foulards rouges en 68-69, puis par le choix de la revendication de l’indépendance kanak en 1975.
Aujourd’hui, ce grand parti, qui fut novateur et, parfois, sur bien des aspects, à l’avant-garde de la société calédonienne, en est réduit à être celui qui n’a pour politique que s’opposer à presque tout, à contester sans cesse, et surtout, à ne rien proposer de réaliste pour l’avenir du territoire.
Son seul mantra, c’est l’indépendance le plus rapidement possible, une précipitation idéologique à l’écart de toute réalité, puisque sans l’aide de la France, la population néo-calédonienne, et en particulier la population kanak, serait plongée dans la misère la plus absolue de son histoire.
Trois éléments phares qui seront proposés au congrès du mouvement
Le dernier comité directeur met en exergue trois éléments : le soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour les élections présidentielles, des réserves sur la proposition de partenariat avec l’Europe que va présenter le commissaire européen Stéphane Séjourné dans les prochains jours, et enfin le refus de toute évolution sur un accord de Nouméa pourtant modifié sans concertation en 2007 par le gel du corps électoral.
Le soutien à Mélenchon
Le soutien à Jean-Luc Mélenchon n’est guère étonnant, dans la mesure où


