C’est le 16 octobre 2001 que le Congrès avait adopté la délibération n° 251 relative au sport en Nouvelle-Calédonie. Elle fête ce vendredi son quart de siècle avec 25 années de progrès ininterrompus du sport calédonien, à l’exception, peut-être, du foot-ball. Texte fondateur de l’organisation du sport calédonien après le transfert de la compétence, elle fait aujourd’hui l’objet d’un projet de réforme porté par le gouvernement, dont l’un des volets concernant la modification concernant les affiliations ne fait pas consensus dans le mouvement sportif.
Un texte fondateur
Publiée au Journal officiel le 30 octobre 2001, la délibération n° 251 est le premier texte dont le sport constitue l’objet principal sur le territoire, ce qui lui vaut le surnom de « délibération-cadre ». Selon le Conseil économique, social et environnemental (CESE), elle avait été portée à l’époque par Déwé Gorodey, membre du gouvernement, et par l’élue du Congrès Pascale Bastien-Thiry, avec le soutien d’Éric Gay pour le CTOS, et avait été votée à l’unanimité.
Le texte organise la structuration du sport calédonien. Il soumet les ligues à un agrément délivré par arrêté du gouvernement et réserve aux seules structures agréées l’appellation de « ligue sportive » ou de « comité régional » de Nouvelle-Calédonie. Il institue également le Haut conseil du sport calédonien et prévoit que les ligues passent des conventions avec les fédérations françaises afin que les équipes locales puissent participer aux compétitions nationales. Plusieurs fois modifié, notamment en 2010, il a ensuite été complété en 2019 par un plan stratégique de la pratique sportive.
Les constats de 25 ans d’expérience
Le texte fondateur avait une particularité notable : l’ensemble des membres du gouvernement et du Congrès s’étaient accordés sur l’obligation d’une affiliation à une fédération nationale. Le projet du gouvernement souhaite supprimer cette directive, au nom des “évolutions institutionnelles, économiques et sociales”. Or, justement, le statut du territoire … n’a pas connu d’évolutions autres que le gel du corps électoral en 2007.
En revanche, si le foot-ball calédonien avait obtenu une dérogation à cette règle, bénéficiant progressivement d’une manne importante de la Fifa, force est de constater que son niveau global a baissé. L’absence, aujourd’hui, de joueurs calédoniens au plus haut niveau, est patent. Le foot calédonien ne connaît plus, ni de nouveau Antoine Kombouaré, ni de Christian Karembeu, ni tout simplement de joueurs en Ligue 1 ou même en deuxième division.
Que dire, en revanche, des immenses progrès des Calédoniens notamment en rugby ou en natation, mais pas que. Grâce au soutien technique et financier des fédérations, et le lien maintenu avec elles pour en particulier accéder aux meilleures formations, puis au haut niveau.
Une réforme en chantier
Vingt-cinq ans plus tard, l’exécutif souhaite adapter ce cadre « aux évolutions institutionnelles, Ce contenu est réservé aux abonnés
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