Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a officiellement pris acte de la démission de Stéphane Retterer, président de l’Autorité de la concurrence (ACNC). Cette décision intervient après plusieurs semaines de tensions avec les personnels et un mouvement social engagé par le syndicat La Fédé, qui réclamait son départ. La démission deviendra effective le 31 décembre 2026.
La crise couvait depuis plusieurs mois au sein de l’Autorité de la concurrence. Dès le mois d’août, un premier mouvement de grève avait été envisagé, avant d’être suspendu.
Mais les tensions ont repris en octobre. Dénonçant une dégradation des relations entre la direction et les personnels, La Fédé avait déposé un nouveau préavis de grève pour le lundi 19 octobre, en réclamant explicitement le départ de Stéphane Retterer.
L’organisation syndicale estimait que les conditions n’étaient plus réunies pour garantir un fonctionnement « serein, indépendant et respectueux des personnels » de l’institution.
Une démission après des entretiens avec l’exécutif
Face à cette situation, le président du gouvernement, Milakulo Tukumuli, et le vice-président chargé notamment de l’économie, Christophe Gygès, ont reçu successivement Stéphane Retterer afin d’évoquer la situation de l’établissement.
À l’issue de ces entretiens, le président de l’ACNC a adressé à Milakulo Tukumuli sa décision de quitter ses fonctions.
Dans un communiqué officiel, le gouvernement précise que cette démission prendra effet le 31 décembre 2026, sans condition.
L’annonce du départ de Stéphane Retterer avait conduit La Fédé à suspendre son préavis de grève.
Assurer la continuité de l’institution
Le gouvernement rappelle le rôle essentiel de l’Autorité de la concurrence dans la régulation de l’économie calédonienne.
Cette institution indépendante intervient notamment dans la surveillance des pratiques anticoncurrentielles et le contrôle de certaines opérations de concentration économique.
L’exécutif assure qu’il veillera à réunir les conditions nécessaires à la continuité de ses missions et à son bon fonctionnement.



