C’est un nouveau chapitre dans le traitement du cancer que pourrait ouvrir la technologie de l’ARN messager, utilisée par les laboratoires Moderna et Merck. Ceux-ci viennent en effet d’annoncer des résultats positifs en phase 3 pour leur traitement personnalisé contre le mélanome, une affection de plus en plus dépistée en Nouvelle-Calédonie. Il réduit significativement le risque de récidive et de propagation de la maladie. C’est une avancée qui est qualifiée de majeure par les spécialistes, même si le traitement reste pour l’instant expérimental.
Contrairement aux vaccins classiques destinés à prévenir une infection, le traitement expérimenté par Moderna et Merck est conçu pour des patients déjà atteints d’un cancer, et surtout, il est personnalisé pour chaque malade. Après l’ablation chirurgicale de la tumeur, celle-ci est séquencée afin d’identifier ses mutations spécifiques. Un vaccin à ARN messager propre au patient est alors fabriqué afin d’apprendre à son système immunitaire à reconnaître ces caractéristiques des cellules cancéreuses et à les attaquer.
L’annonce de ce mois d’août marque une étape particulièrement importante dans la lutte contre le cancer. Selon les laboratoires, l’association de l’immunothérapie et du vaccin a atteint son objectif principal : améliorer significativement la survie sans récidive par rapport à l’immunothérapie seule. Il s’agit d’une première mondiale pour


