Ohé Matelots,
Vous connaissez le fameux dicton de chez nous, célèbre depuis le katcha de l’Ile des Pins jusqu’aux coquilles Saint Jacques de Belep : « L’argent, y a qu’à la prendre là où qu’elle est ». Bon ben ça c’est facile : les poches à faire, c’est celle des contribuables dont nous sommes, vous z’et moi.
Après, une fois qu’on l’a, cet argent, ou plus exactement, une fois « qu’ils » l’ont, faut le dépenser. Bon, vous me direz, y a rien de plus facile que de dépenser l’argent des zautes ! Des fois, rômarquez, c’est bien utile. Les routes, l’électricité, les écoles, la couverture sociale, tout ça, no problémo. Mais des fois aussi, l’argent, « elle » est dépensée n’importe comment ! D’ailleurs, j’en ai quelques exemples sous la main. Et pour tout dire, je me demande si le fameux Wadra Bay va pas rejoindre le lot des produits avariés.
Le plus gros exemple de foutage d’argent public à la touque qui me vient à l’esprit, c’était dans les années 70 avec le fameux « Plan Café ». Des têtes d’œuf venus de Paris, forts des connaissances d’un important organisme de recherche, avaient alors débarqué pour nous dire, grosso modo : « Arrêtez vos plantations de café sous ombrage : c’est nul ! Y faut faire maintenant du café plein soleil ». À l’époque, le financement avait été globalement de 1 milliard CFP, ce qui correspondrait aujourd’hui à 5 ou 6 milliards, si c’est pas plus. Résultat : on produisait en ce temps là plus de 1000 tonnes de café, aujourd’hui, y a plus de caféries, et on produit plus peau de balle ! 6 milliards à la touque.
Mais ben dites donc, 5 à 6 milliards, ça me fait penser au Wadra Bay. Le grand




