Il existe, en Nouvelle-Calédonie, une culture régionale française, la culture calédonienne. Livres, théâtre, cinéma, poésie, cuisine ou traditions s’expriment évidemment en langue française. Mais ce « français calédonien » possède ses accents, ses tournures de phrases et son vocabulaire particulier. Ainsi, un Parisien, un Marseillais ou un Réunionnais auront du mal à comprendre l’intégralité des aventures de “Tonton Marcel”. Voyons les expressions, les mots éphémères de ce français régional.
Comme dans toute société, la société calédonienne est traversée de mots créés par les jeunes, dans la cour des écoles ou du secondaire, et qui, comme les modes, ne durent qu’un temps.
Chaque génération en possède un lot. Ils font partie du “français calédonien”, et méritent d’être rappelés comme témoins d’une époque. Ils font évoluer la langue, rarement durablement, mais souvent de manière pittoresque. Un exemple : “Pourquoi t’as pas dit avant ?”
C’est une expression de la fin des années 50, qui porte sa signification en elle-même. Ironique ou moqueuse, elle ponctuait une affirmation, parfois péremptoire, mais pas que. Et immédatement, une réponse a été mise au point : Y pas téléphone! Dialogues de l’époque.
- Hé les mecs, vous savez qu’y continuent les blocages aux Iles ?
- Ah bon ? Pourquoi t’as pas dit avant ?
- … Y a pas téléphone !
Ou encore
- Hé, vous savez que le Betico, il est encore tombé en panne ?
- Non ? Pourquoi t’a pas dit avant ?
- … Y a pas téléphone !
Alors Matelots, à vos plumes. À vous de nous dire quelle est, quelles sont les expressions à la mode qui ont été créées dans vos cours de récréation à votre époque. Écrivez-nous, soit sur notre page Facebook, soit à [email protected]
L’Amiral du Port Despointes
Et vous, à votre époque, quelles expressions en cours ? Déso ? Deso crâne chauve ? C’est ça aussi ?




