En Nouvelle-Calédonie, la langue française est la langue maternelle de l’immense majorité des Calédoniens, -les Kanak ont leurs propres langues maternelles-. La culture régionale calédonienne, au travers des livres, du théâtre, du cinéma, de la poésie, de la cuisine ou des traditions calédoniens s’exprime en français, mais ce « français calédonien » possède ses accents, ses tournures de phrases et son vocabulaire particulier. Ainsi, un Parisien, un Marseillais ou un Réunionnais auront du mal à comprendre l’intégralité des aventures de “Tonton Marcel”. Un mot du lexique calédonien aujourd’hui : « le Baboum ».
Connaissez-vous le Baboum calédonien ? Le mot a, ici, une signification endémique, quelque peu différente de celle qu’on peut lui trouver dans le langage courant, voire spécialisé.
Ce mot, d’ailleurs, n’apparaît dans aucun dictionnaire français de référence (Larousse, Le Robert, Wiktionnaire) en tant qu’entrée propre. Les dictionnaires en ligne, comme Reverso, redirigent d’ailleurs automatiquement une recherche de « baboum » vers « badaboum ». Tout juste peut-on découvrir, en interrogeant notre ami Google, les informations suivantes.
Baboum est un quartier du village de Bamendjou, dans le département des Hauts-Plateaux, au Cameroun. Ce village possède une population totale de 530 habitants. Parmi eux, 203 sont des hommes et 327 sont des femmes.

Baboum est également le nom d’un éléphanteau héros d’une série de bandes dessinées. «Bonjour Baboum », « Bravo Baboum », et d’autres encore. On trouve également que Baboum est un combattant d’arts martiaux de BD, ou encore que c’est, en Belgique, à Moeskroen, un bar à tapas.
Mais tout cela n’a rien à voir avec le « baboum » calédonien !
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