L’enquête sur les incendies qui ravagent depuis plusieurs jours la forêt de Fontainebleau s’oriente désormais vers la piste criminelle. Quatre personnes étaient toujours en garde à vue mardi, dont un jeune sapeur-pompier volontaire de 18 ans qui a reconnu avoir volontairement provoqué un départ de feu.
Les investigations ont progressé rapidement grâce aux nombreux témoignages recueillis sur le terrain. L’un d’eux, celui d’un agriculteur intrigué par le comportement d’un motard aperçu en lisière de forêt, a notamment permis aux enquêteurs d’interpeller rapidement un suspect. Les premières investigations avaient été ouvertes après un incendie survenu le long de l’autoroute A6, où un chantier pourrait être à l’origine des premières flammes. Mais d’autres foyers se sont ensuite déclarés à Arbonne-la-Forêt, Fontainebleau et dans le secteur de La Faisanderie, renforçant les soupçons d’actes volontaires.
Parmi les personnes interpellées figure un pompier volontaire de 18 ans, affecté au centre de secours de Fontainebleau. Sans antécédent judiciaire, il a été arrêté en possession d’un briquet, avec des traces de suie sur les mains. Au cours de sa garde à vue, il a reconnu avoir volontairement enflammé des brindilles à Arbonne-la-Forêt en utilisant un briquet et de l’essence. À la suite de ces aveux, le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Seine-et-Marne a annoncé sa suspension immédiate.
Un second suspect, âgé de 20 ans et lui aussi inconnu des services de justice, a admis avoir provoqué accidentellement un incendie en jetant un mégot de cigarette au sol dans le secteur du Grand Parquet, à proximité de La Faisanderie. Son audition se poursuivait mardi afin de déterminer précisément les circonstances des faits.
Les enquêteurs précisent qu’aucun lien n’a, à ce stade, été établi entre les deux hommes, dont les gardes à vue ont été prolongées. Les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités de chacun et d’établir si d’autres départs de feu sont également d’origine criminelle.




