NOUVELLE MANDATURE : APRÈS LES PROVINCES, PLACE À L’INSTALLATION DES INSTITUTIONS DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE
Avec l’installation des trois assemblées de province désormais achevée, la Nouvelle-Calédonie entre dans une nouvelle phase de sa vie politique. Ce vendredi débute en effet l’installation des institutions territoriales, avec l’élection du bureau du Congrès, première étape avant la désignation du nouveau gouvernement prévue le 21 juillet.
Les élections provinciales du 28 juin ont dessiné un paysage politique contrasté. En province Sud, la liste Loyalistes-Rassemblement a obtenu la majorité absolue, lui assurant la maîtrise de l’exécutif provincial.
En revanche, aucune majorité naturelle ne s’est dégagée dans les provinces Nord et des Îles Loyauté. Aux Îles, c’est le choix du Palika-Île de soutenir le FLNKS qui a permis l’élection de Mickaël Forrest à la présidence. Les responsabilités ont ensuite été réparties entre les différentes composantes de la majorité, avec Omayra Naisseline (Nation Autochtone) élue première vice-présidente et Wali Wahetra (Palika-Île) troisième vice-président.

La situation a été plus délicate en province Nord. Bien que la liste FLNKS conduite par Pascal Sawa ait obtenu un siège de plus que celle de l’UNI-Palika de Paul Néaoutyine, ce dernier a conservé la présidence grâce au soutien des trois élus de Agissons ensemble pour le Nord, alliance issue des Loyalistes et du Rassemblement. Ce soutien a également permis l’élection des trois vice-présidents de l’UNI-Palika, provoquant la vive contestation du FLNKS.
À l’échelle du Congrès, aucune majorité ne s’étant dégagée des urnes, les regards se sont rapidement tournés vers l’Éveil océanien, une nouvelle fois en position d’arbitre. Les discussions ont finalement abouti à la signature, mercredi, d’un pacte de gouvernance entre les Loyalistes, le Rassemblement et l’Éveil océanien. Cette alliance dispose désormais de 28 voix au Congrès, soit une majorité suffisante pour conduire les institutions.
La première traduction de cet accord interviendra ce vendredi avec l’élection de la présidente du Congrès et de son bureau. La seconde étape est attendue le 21 juillet, date prévue pour l’élection du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, après que le Congrès aura fixé le nombre de membres de l’exécutif.
Au-delà de la répartition des responsabilités institutionnelles, ce pacte de gouvernance fixe également les grandes orientations de la nouvelle majorité. Après avoir mis en place l’architecture politique des institutions, les prochaines semaines permettront de mesurer la capacité de cette coalition à traduire ses engagements en actions concrètes, dans un contexte où les attentes en matière de redressement économique, de cohésion sociale et de gouvernance demeurent particulièrement fortes.
LOYALISTES, RASSEMBLEMENT ET ÉVEIL OCÉANIEN SCELLENT UN ACCORD DE GOUVERNANCE POUR DIRIGER LE CONGRÈS ET LE GOUVERNEMENT
C’est un accord politique majeur qui rebat les cartes de la nouvelle mandature. Les Loyalistes, le Rassemblement et l’Éveil océanien ont annoncé hier matin la signature d’un accord de gouvernance destiné à assurer une majorité de gestion au Congrès et au sein du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Un partenariat présenté comme une réponse à l’urgence économique et sociale, sans se focaliser sur les questions d’avenir institutionnel.
Accord de gouvernance Loyalistes Rassemblement EO
LE CONGRÈS INSTALLE CE MATIN SA NOUVELLE GOUVERNANCE
Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie se réunit ce matin pour installer son nouveau bureau, à l’issue des élections provinciales du 28 juin. Cette première séance de la mandature sera marquée par l’élection de la nouvelle présidente de la première assemblée, des secrétaires, des questeurs, puis des huit vice-présidents.
La présidence ne devrait toutefois réserver aucune surprise.




