Les élections provinciales calédoniennes ont fait l’objet d’une large couverture médiatique dans la presse nationale. Mais au-delà des résultats eux-mêmes, c’est désormais l’élection des présidents des trois provinces, prévue vendredi, qui retient l’attention des états-majors politiques parisiens. Son issue pourrait peser sur la lecture politique qui sera faite du scrutin et, par ricochet, sur les futures discussions institutionnelles. Voilà pourquoi.
Premier enseignement largement relevé en métropole : la victoire écrasante de la liste d’union des Loyalistes et du Rassemblement en province Sud. Avec une progression spectaculaire en nombre de voix et une majorité historique au sein de la principale collectivité du territoire, cette victoire constitue un succès majeur pour les formations non indépendantistes.
À l’inverse, le centre ne devrait pas manquer de constater avec regret la disparition de Calédonie ensemble de la représentation provinciale. Une page se tourne pour cette formation dont Philippe Gomès puis Philippe Dunoyer avaient porté les couleurs à l’Assemblée nationale, au sein des groupes centristes.
L’enjeu des présidences des provinces Nord et Îles
Mais pour les partis de gauche, l’analyse est différente. La victoire des Loyalistes ne concerne qu’une seule province, certes la plus peuplée, mais les regards se tournent désormais vers les provinces Nord et des Îles Loyauté, où




