Les comités de blocage coutumiers des îles Loyauté ont décidé de prolonger leur mouvement jusqu’à la nomination du prochain gouvernement. Ils ont en effet constaté que leur revendication, tout en pénalisant les Iles, n’intéressait guère la campagne électorale actuelle. Une décision qui en dit long — non seulement sur la stratégie de leurs initiateurs, mais aussi sur les fractures profondes qui traversent la société calédonienne.
À l’origine, ces blocages devaient durer jusqu’au scrutin du 28 juin. Mais face au peu d’écho rencontré, notamment sur la Grande Terre, et peut-être troublés par la décision du grand chef du Wetr de laisser les avions d’Air Calédonie atterrir à Wanaham, les comités ont choisi de repousser l’échéance. Le message est pourtant lisible : les revendications des Loyauté peinent à mobiliser au-delà de leurs frontières insulaires.
Et pour cause. Pendant que les îles organisent leurs blocages considérant que “Tontouta, ça ne nous arrange pas”, que font les habitants de Bélep ? Ils prennent le bateau jusqu’à Poum, puis le bus pour cinq à six heures de route avant




