La mise à l’écart de Jean-Pierre Djaïwe de la liste Union Nationale pour l’Indépendance aux élections provinciales a créé la surprise et probablement quelques turbulences au sein du Palika et de l’UPM où Victor Tutugoro a également disparu
Djaïwe, c’est cinq ans de présence constante au Congrès -contre une absence permanente de Paul Néaoutyne- et sur tous les fronts, une loyauté sans faille envers le Palika — y compris sur l’épineux dossier de l’accord de Bougival, pour lequel il a multiplié les assemblées générales avec une transparence exemplaire —, et une honnêteté que personne, dans ses propres rangs, n’a jamais remise en cause. Le mettre au placard pour au moins cinq ans n’est pas un simple remaniement de liste : c’est une élimination. Et au sein de l’Uni, nombreux sont ceux qui ne la comprennent pas, ou pire, qui ne l’acceptent pas.
Or en politique, les rancœurs internes se paient souvent dans les urnes. La démobilisation des militants et des sympathisants est un risque bien réel. Et dans ce scrutin, chaque voix compte : en 2019, l’écart entre le FLNKS et l’Uni n’était que de quelques centaines de suffrages. La marge d’erreur est nulle. Décryptage.
À cela s’ajoute une dimension que Néaoutyne ne peut pas ignorer : la bataille s’annonce aussi générationnelle. Face à lui, le FLNKS présente




