ACCORD DE PAIX ENTRE WASHINGTON ET TÉHÉRAN : UNE TRÊVE AU MOYEN-ORIENT, UNE SIGNATURE PRÉVUE À GENÈVE
C’est une annonce qui a retenti dans le monde entier. Les États-Unis et l’Iran sont parvenus, lundi 15 juin, à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban. La nouvelle a été rendue publique par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, l’un des médiateurs clés du processus. Une cérémonie de signature est prévue vendredi à Genève.
Le détroit d’Ormuz rouvre, les marchés réagissent
L’une des dispositions immédiates de cet accord concerne la réouverture du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique par laquelle transite une part considérable du pétrole mondial. Donald Trump n’a pas tardé à s’en réjouir sur son réseau Truth Social : « Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! » Les marchés ont immédiatement réagi : les cours du pétrole ont chuté de plus de 4 %, tandis que les Bourses asiatiques s’envolaient. En France, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a averti que les prix à la pompe devront baisser « aussi rapidement » qu’ils avaient augmenté au début du conflit, si l’accord est effectivement mis en place.
Des négociations à venir sur quatre fronts
Le texte de l’accord n’a pas été rendu public dans l’immédiat. Le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi, a précisé que des négociations s’ouvriront dans un délai de 60 jours en vue de parvenir à un « accord définitif », articulé autour de quatre grands sujets : la levée des sanctions contre l’Iran, la question nucléaire, la reconstruction et le développement économique du pays, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de suivi des engagements pris.
Salué par la communauté internationale
La réaction de la communauté internationale n’a pas tardé. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a qualifié cet accord d’« étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit ». Emmanuel Macron a salué une avancée qui « doit permettre la réouverture urgente et inconditionnelle du détroit d’Ormuz », tout en appelant à un « cessez-le-feu robuste et durable » au Liban. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a pour sa part tenu à « féliciter le président Trump ainsi que les médiateurs du Pakistan, du Qatar et d’ailleurs ».
Cet accord intervient alors que Donald Trump est attendu en France pour le G7 organisé à Évian, avant un dîner en son honneur au château de Versailles mercredi — une visite qui prend désormais une résonance diplomatique particulière.
ACCORD USA-IRAN : CE QUE CONTIENT LE PROTOCOLE QUI SERA SIGNÉ VENDREDI À GENÈVE
Le texte n’a pas encore été officiellement publié, mais ses grandes lignes commencent à filtrer. Selon une agence de presse iranienne, le protocole d’accord qui sera signé vendredi à Genève entre les États-Unis et l’Iran s’articule autour de 14 points. Un texte qui pose les bases Ce contenu est réservé aux abonnés
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