Les résultats provisoires des élections provinciales dessinent un paysage politique qui rappelle fortement celui de la précédente mandature dans le première assemblée. Faute de majorité absolue au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, les équilibres demeurent extrêmement fragiles et l’Éveil Océanien retrouve une nouvelle fois une position d’arbitre. Plusieurs scénarios se dessinent désormais pour les cinq prochaines années. Décryptage.
Un Congrès sans majorité
Les électeurs des trois provinces, qui composent le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, n’ont pas véritablement départagé les deux grands blocs politiques. Sauf évolution lors de la proclamation définitive des résultats par le haut-commissariat, les Loyalistes et le Rassemblement compteraient 24 sièges, contre 26 sièges pour les différentes formations indépendantistes. Avec quatre élus, l’Éveil Océanien détiendrait une nouvelle fois les clés de nombreuses décisions.
Le constat est simple : sans majorité absolue de 28 sièges, la stabilité institutionnelle paraît difficile à atteindre. Le territoire pourrait ainsi renouer avec les alliances de circonstance et les compromis permanents qui ont marqué les cinq dernières années.
Premier scénario : des majorités variables et instables
Le scénario le plus immédiat est celui




