Dimanche, les Calédoniens sont appelés à voter. À côté des clivages habituels, des positions identitaires et des calculs partisans, une interrogation s’impose à tous, transcendant les étiquettes : la Calédonie va-t-elle connaître 5 ans de pause pour mettre de côté les tergiversations, et procéder aux réformes structurelles indispensables à son redressement ?
Sept ans. Sept années d’une navigation institutionnelle chaotique, au gré des majorités introuvables, des gouvernements paralysés, des réformes enterrées avant même d’avoir vu le jour. Sept années pendant lesquelles la Nouvelle-Calédonie a regardé ses problèmes grossir sans pouvoir les résoudre, faute d’une majorité stable pour agir.
Le tableau est sombre, mais il faut le regarder en face. Le RUAMM, dont les partenaires sociaux tiraient la sonnette d’alarme dès 2010, n’a toujours pas




