Après plusieurs mois d’interruption, Air Calédonie va pouvoir de nouveau desservir Ouvéa. La chefferie de Banutr, sur le territoire de laquelle se trouve l’aérodrome de Hulup, a décidé d’autoriser la reprise des vols. Les premières rotations sont annoncées à compter de jeudi.
La chefferie de Banutr donne son accord
Après la reprise de la desserte de Lifou, c’est au tour d’Ouvéa de retrouver une liaison aérienne régulière avec la Grande Terre. La chefferie de Banutr a adopté une résolution autorisant de nouveau les appareils d’Air Calédonie à atterrir sur l’aérodrome de Hulup.
Cette décision intervient après plusieurs mois de blocage et alors qu’une forte demande s’était exprimée au sein de la population. Une marche avait récemment été organisée pour réclamer le retour des avions.
Les participants avaient alors précisé que leur mobilisation ne constituait pas une prise de position pour ou contre le transfert des activités d’Air Calédonie de Magenta vers La Tontouta. Ils entendaient avant tout attirer l’attention sur les conséquences de l’absence de desserte aérienne régulière depuis le mois de mars.
L’accès aux soins au cœur des préoccupations
Parmi les principales difficultés évoquées figure l’accès aux soins. Certains habitants d’Ouvéa doivent en effet se rendre régulièrement à Nouméa pour bénéficier d’un suivi médical. L’interruption des vols a également eu des conséquences sur l’éducation, l’activité économique et, plus généralement, les déplacements entre l’île et la Grande Terre.
Dans un communiqué, l’Exécutif salue une décision « responsable » des autorités coutumières, prise notamment au regard de la situation sanitaire et sociale de l’île.
Les vols d’Air Calédonie vers Ouvéa doivent reprendre à compter du jeudi 10 septembre, conformément à la décision de la chefferie. La fréquence devrait revenir à 7 liaisons par semaine.
Vers une réflexion plus large sur les transports
Au-delà de la réouverture de Hulup, les autorités entendent désormais engager une réflexion plus globale sur les déplacements à l’échelle de la Nouvelle-Calédonie.
L’objectif est d’élaborer un schéma de mobilité et de continuité territoriale associant les autorités coutumières, les collectivités, les opérateurs et les autres acteurs concernés. La question revêt une importance particulière pour les îles Loyauté, où les liaisons aériennes et maritimes conditionnent notamment l’accès aux soins, à l’éducation et à de nombreux services essentiels.



