Si le lien entre le nom de la commune Ponérihouen et le nom du clan Poarairiwa n’a pas de secret pour les Kanak ressortissants de l’aire Paicî Cemuhi, il est intéressant, au titre de la culture calédonienne, de rappeler la correspondance entre le nom de cette commune de la côte Est et le nom du clan installé à l’embouchure de la rivière qui baigne toute la vallée de la région. Qu’est ce qui relie, en effet, « Poaraïriwa » à Ponérihouen ? Décryptage.

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La toponymie kanak, intimement liée à l’organisation sociale et coutumière, est une véritable géographie de la mémoire. Le nom d’un lieu ne constitue pas seulement une indication géographique : il peut désigner une histoire, une implantation humaine, un événement, une caractéristique du paysage ou encore le lien particulier unissant un clan à un espace.
Dans la société kanak traditionnelle, les clans s’inscrivent dans un territoire jalonné de lieux nommés : tertres d’origine, vallées, rivières, embouchures, montagnes ou espaces littoraux. Ces noms participent à la mémoire collective et peuvent témoigner des déplacements, des alliances et de l’installation des groupes humains. Un clan peut ainsi porter le nom du lieu auquel son histoire et son identité sont rattachées. Inversement, un lieu peut conserver le nom du clan qui y est historiquement établi.
C’est ainsi que le nom de la commune Ponérihouen est tout simplement la transcription francisée du nom


