VIOLENCES EN FRANCE : MACRON EXPRIME SA « COLÈRE » ET SA « HONTE » ET PROMET DES SANCTIONS

Après les émeutes, les pillages et les attaques contre des bâtiments publics qui ont secoué la France, Emmanuel Macron s’est adressé aux Français. Le chef de l’État a dénoncé des violences injustifiables et promis une réponse judiciaire ferme, tout en affirmant vouloir entendre les revendications sociales.
Des sanctions et des aides d’urgence
« Nous nous sommes tous demandé comment des Français peuvent faire cela à la France », a déclaré Emmanuel Macron, exprimant sa « colère » et sa « honte » devant les destructions.
Le président a apporté son soutien aux forces de l’ordre, aux élus et aux commerçants victimes des violences. Une cellule de crise, présidée lundi par le Premier ministre Sébastien Lecornu, doit mobiliser rapidement des aides d’urgence.
Emmanuel Macron exige également que toute la lumière soit faite sur les éventuelles défaillances du maintien de l’ordre.
« Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser », a-t-il martelé, promettant des enquêtes rapides et des sanctions.
Entendre la colère sans tolérer la violence
Le chef de l’État a toutefois distingué les manifestants pacifiques des auteurs de violences, reconnaissant notamment « l’angoisse profonde » exprimée par la jeunesse.
« Notre responsabilité est donc double : entendre la colère et agir sur ses causes, et faire respecter fermement l’ordre républicain », a-t-il affirmé.
À six mois de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a également critiqué, sans la nommer, La France insoumise, accusée par ses adversaires d’attiser les tensions.

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Il a appelé l’ensemble des partis politiques et des syndicats à condamner les violences et à favoriser l’apaisement. Sébastien Lecornu doit réunir prochainement les formations politiques pour obtenir des engagements publics en ce sens.
LIMOGES : L’HÔTEL DE VILLE RAVAGÉ PAR UN VIOLENT INCENDIE

C’est l’image terrible qui illustre la journée de violence qui s’est abattue sur l’hexagone ce samedi. L’hôtel de ville de Limoges a été ravagé par un spectaculaire incendie samedi 17 octobre, au terme d’une journée marquée par de violentes émeutes, le blocage de l’autoroute A20 et plusieurs véhicules de police incendiés.
Malgré l’évacuation rapide des occupants, les flammes se sont propagées aux étages du bâtiment avant d’atteindre et de détruire sa toiture. Construit entre 1876 et 1883, cet édifice historique est notamment protégé au titre des Monuments historiques pour ses façades, ses toitures et sa fontaine monumentale.
Le maire de Limoges a fermement condamné ces violences et annoncé des poursuites judiciaires. « Vous serez arrêtés », a-t-il prévenu à l’adresse des auteurs des dégradations, affirmant que certains émeutiers étaient venus « pour tuer ».
Hier, quelque 7 000 habitants ont participé à une marche de rassemblement. Le maire, Guillaume Guérin, a salué



