Alors que le syndicat La Fédé appelle les agents de l’Autorité de la concurrence à faire grève ce lundi 19 octobre et réclame le départ de son président, Stéphane Reterrer, l’institution réagit dans un communiqué. Elle affirme respecter le droit de grève et les revendications des personnels, mais rappelle que la désignation et la cessation des fonctions de sa gouvernance relèvent de dispositions réglementaires précises.
Le départ du président demandé par la Fédé
Deux mois après un premier mouvement finalement suspendu, les tensions sociales resurgissent au sein de l’Autorité de la concurrence de Nouvelle-Calédonie.
La Fédé réclame désormais explicitement le départ du président de l’institution, estimant que les conditions ne sont plus réunies pour garantir un fonctionnement serein, indépendant et respectueux des personnels.
Dans un communiqué publié ce lundi, l’Autorité indique avoir pris acte du mouvement de grève et de la revendication individuelle qui l’accompagne.
Elle réaffirme son attachement au droit de grève et à la liberté d’expression syndicale, tout en soulignant que les revendications collectives relatives aux conditions de travail doivent être examinées dans le cadre d’un dialogue social constructif.
Une gouvernance encadrée par les textes
Sur la demande de départ de Stéphane Reterrer, l’Autorité rappelle que les modalités de désignation et de cessation des fonctions de sa gouvernance sont définies par les textes qui régissent son organisation.
Elle considère que le dialogue social, aussi essentiel soit-il, ne peut se substituer aux mécanismes institutionnels prévus ni remettre en cause les garanties d’indépendance de sa gouvernance.
L’institution conteste également les mises en cause personnelles qu’elle estime fondées sur des déclarations unilatérales n’ayant pas fait l’objet d’un examen contradictoire.
Un audit externe et une médiation engagés
Pour répondre aux difficultés rencontrées par les agents, la gouvernance indique avoir engagé depuis plusieurs mois un audit externe portant sur l’ensemble du fonctionnement et des performances de l’institution.
Une médiation, à laquelle le syndicat est associé, a également été mise en place.
Parallèlement, le service de prévention de la DRHFPNC a pris en charge les situations de risques psychosociaux et doit proposer des mesures adaptées.
L’Autorité précise que la plupart des agents concernés ne relèvent pas directement du pouvoir hiérarchique de sa gouvernance.
La direction souhaite poursuivre le dialogue
Malgré les désaccords, l’institution affirme vouloir maintenir les échanges avec La Fédé afin d’identifier des réponses aux préoccupations des personnels.
Elle entend toutefois continuer à exercer pleinement les responsabilités qui lui ont été confiées, en garantissant le bon fonctionnement, l’indépendance et la continuité de son action.


