Les violences du 17 octobre semblent avoir eu un effet sur les intentions de vote pour la présidentielle de 2027. Selon un sondage Ifop-Fiducial réalisé pour Le Figaro, LCI et Sud Radio, entre samedi soir et lundi, Marine Le Pen progresse légèrement au premier tour et obtient la majorité des intentions de vote dans les cinq hypothèses de second tour testées.
Entre 34 et 38 % au premier tour
Réalisée immédiatement après les violences qui ont secoué plusieurs villes de l’Hexagone, cette enquête crédite Marine Le Pen de 34 à 38 % des intentions de vote au premier tour, selon les configurations proposées.
La représentante du Rassemblement national gagne entre un et deux points par rapport à la précédente vague, lorsque la comparaison est possible.
Pour Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’Ifop, cette progression traduit notamment l’importance prise par les préoccupations de sécurité après les émeutes.
Il estime que Marine Le Pen apparaît, auprès d’une partie de l’électorat, comme la représentante du « parti de l’ordre ».

Des écarts importants dans les hypothèses de second tour
L’enquête teste également cinq duels de second tour. Marine Le Pen recueille 56 % des intentions de vote face à Édouard Philippe, 58 % face à Gabriel Attal, 59 % face à François Hollande, 57 % face à Raphaël Glucksmann et 68 % face à Jean-Luc Mélenchon.
Ces résultats représentent des progressions de deux à cinq points par rapport à la vague de fin août, selon les adversaires envisagés.
Ils contrastent avec les résultats des précédentes présidentielles, lorsque Marine Le Pen avait obtenu 33,9 % en 2017 et 41,5 % en 2022 face à Emmanuel Macron.
À gauche, deux électorats distincts
Jean-Luc Mélenchon conserve des intentions de vote comprises entre 15 et 20 %, selon les scénarios, malgré les critiques dont il fait l’objet après les violences.
Raphaël Glucksmann apparaît également relativement stable, entre 12 et 16 %.
L’enquête confirme ainsi la coexistence de deux pôles électoraux à gauche, dont les niveaux varient selon les candidatures retenues.
Ces chiffres constituent toutefois une photographie de l’opinion à un moment particulièrement sensible. Réalisé immédiatement après les émeutes, le sondage ne permet pas, à lui seul, de déterminer si les évolutions observées se prolongeront jusqu’à l’élection présidentielle.


