Candidate pour la quatrième fois à l’Élysée et aujourd’hui en position de remporter l’élection présidentielle, Marine Le Pen avait promis de placer le dossier calédonien « au sommet de la pile des priorités » en cas de victoire. Sa relation avec les Calédoniens s’était affirmée davantage en 2012, lorsqu’elle avait brigué pour la première fois la magistrature suprême. Depuis, elle est faite de scores électoraux élevés lors des enjeux nationaux, de positions qui ont évolué et d’un accueil mitigé aux élections locales. Quid de son projet pour la Calédonie si elle est élue ? Rappel.
Une ascension électorale, puis un reflux
Lors de sa première candidature, en 2012, Marine Le Pen recueille 11,66 % des suffrages exprimés au premier tour en Nouvelle-Calédonie, loin derrière Nicolas Sarkozy. En 2017, elle atteint 29,09 % au premier tour, derrière François Fillon. Au second tour face à Emmanuel Macron, elle obtient 47,43 %, soit 43 217 voix. Selon Outremers 360°, ce vote traduisait alors surtout un attachement au maintien dans la France, à un an de la première consultation. En 2022, sur fond de forte abstention, elle retombe à 18,83 % au premier tour et 38,96 % au second.
De la ligne dure au pragmatisme
À l’époque de sa première visite, en 2013, la présidente du Front national critique durement l’Accord de Nouméa. Elle en réclame la révision et dénonce le gel du corps électoral. Douze ans plus tard, son discours a évolué. Lors de son séjour du 28 au 31 mai 2025, un an après les émeutes, elle appelle



