Alors que près de 95 % des produits importés en Nouvelle-Calédonie arrivent par voie maritime, le coût de leur passage sur les quais constitue un élément de la formation des prix. Dans un nouvel avis consacré à la manutention portuaire, l’Autorité de la concurrence pointe une concurrence limitée, la persistance d’une grille tarifaire datant de 1991 et un manque de transparence dans la facturation. Elle formule trois recommandations pour faire évoluer le secteur.
La manutention portuaire, ou « acconage », concerne principalement le chargement et le déchargement des navires marchands. Au Port autonome de Nouvelle-Calédonie, cette activité est assurée par quatre entreprises privées agréées.

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Le secteur nécessite des investissements importants dans des équipements lourds et spécialisés. La concurrence s’exerce essentiellement lorsque les compagnies maritimes concluent ou renouvellent leurs contrats avec les acconiers. Mais l’Autorité relève plusieurs freins : étroitesse du marché calédonien, investissements élevés, relations contractuelles de longue durée et moyens matériels et humains inégalement répartis entre les entreprises.


