Après l’annonce d’un nouveau soutien financier de l’État à Prony Resources Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Tjibaou interpelle Paris sur la situation de KNS, de la SMSP et de la NMC. Le député de la deuxième circonscription demande un accompagnement qu’il juge plus équitable entre les acteurs de la filière nickel. Emmanuel Tjibaou siège par ailleurs à la commission des finances et est vice-président de la Délégation aux outre-mer de l’Assemblée nationale.
« Deux poids, deux mesures »
Dans un communiqué publié mercredi, Emmanuel Tjibaou dit prendre acte du soutien supplémentaire accordé à PRNC pour assurer la continuité de son activité, notamment face à l’augmentation du coût du soufre. Il considère la préservation de l’emploi industriel et de l’outil métallurgique nécessaire, mais estime que cette exigence doit s’appliquer à l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie.
Le député rappelle les aides déjà accordées par l’État à la SLN et à PRNC et considère que les acteurs du nickel de la province Nord ne bénéficient pas d’un accompagnement comparable.
KNS et NMC au centre des préoccupations
Emmanuel Tjibaou insiste notamment sur KNS, dont la SMSP détient 51 %, et sur la situation financière de la NMC. Selon son communiqué, les discussions de cette dernière avec le CIRI ont porté sur la restructuration de sa dette et ses besoins de financement. La société resterait dans une situation précaire malgré les avances de paiement de ses clients.
Le député avait déjà interpellé le gouvernement sur la situation de la NMC et de la filière du Nord à l’Assemblée nationale.
Une stratégie nickel globale réclamée
Emmanuel Tjibaou demande désormais à l’État une stratégie nickel intégrant le rééquilibrage Nord-Sud, ainsi qu’un « accompagnement concret et équitable » de la SMSP, de la NMC et de KNS.
Concernant KNS, il souhaite également que soient préparées les conditions d’un redémarrage avec un partenaire industriel et réclame une clarification rapide de la position de l’État sur les solutions de reprise envisagées. Pour le député, le rééquilibrage économique doit également se traduire dans les choix industriels et financiers.



