Une vingtaine de jeunes cachalots ont été retrouvés morts sur une plage de l’îlot Reynard, au nord du plateau des Chesterfield, dans le parc naturel de la mer de Corail. Les causes de cet échouage massif restent inconnues. Face au risque d’attraction de grands requins par les carcasses, l’Exécutif a décidé d’interdire temporairement les activités de plongée sur l’ensemble de la zone des Chesterfield.
La découverte remonte au 17 septembre. Un bâtiment des Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC), alors en patrouille dans la zone économique exclusive, a repéré une vingtaine de cadavres de petits cétacés sur une plage de l’îlot Reynard, situé à environ 600 kilomètres de la Grande Terre, au sein de la réserve intégrale du Nord des Chesterfield.
Le service du parc naturel de la mer de Corail et de la pêche (SPNMCP) a rapidement été informé. L’analyse des éléments transmis aux spécialistes de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et d’Opération Cétacés a ensuite permis d’identifier les animaux comme étant de jeunes cachalots.
Les causes de l’échouage encore inconnues
À ce stade, aucune explication n’a pu être avancée sur les circonstances de l’échouage et la mort des animaux. Des investigations doivent donc être menées afin de tenter d’en déterminer l’origine.
Une autre difficulté tient à la localisation des carcasses. Situées dans la zone de balancement des marées, certaines pourraient être reprises par la mer et dériver autour de l’archipel.
Un risque lié à la présence de grands requins
La présence et la dérive éventuelle des dépouilles sont susceptibles d’attirer de grands prédateurs marins, notamment de grands requins, à proximité des récifs.
Au nom du principe de précaution et afin de protéger les personnes susceptibles d’évoluer dans le secteur, le gouvernement a décidé d’interdire toute opération de plongée en scaphandre et de plongée libre sur l’ensemble de l’archipel des Chesterfield. La mesure concerne aussi bien les réserves intégrales que les réserves naturelles.
La mission scientifique CaloChest doit s’adapter
Cette interdiction affecte directement la mission scientifique CaloChest, conduite par l’Institut méditerranéen d’océanologie (MIO) de Marseille. Son départ à bord de L’Antéa était prévu le 23 septembre, avec un retour programmé le 13 octobre.
La mission devait notamment effectuer des prélèvements de coraux en plongée afin d’étudier l’évolution des écosystèmes récifaux face au changement climatique. Son programme a donc dû être adapté.
Parallèlement, une équipe du SPNMCP doit se rendre sur place dans les prochains jours afin de réaliser des prélèvements biologiques de tissus et de recueillir de nouvelles données. L’objectif est de documenter cet échouage inhabituel et, si possible, d’en déterminer les causes.


