Il y a quelques jours, un communicant de la compagnie Aircalin indiquait que, selon lui, les pannes, dénommées les « aléas » de la compagnie, correspondaient à la norme d’autres compagnies de taille similaire. Un propos quelque peu imprudent, car qui pourrait indiquer le nom d’une autre compagnie ayant accumulé les annulations de vols et les reprogrammations autant qu’Aircalin depuis une dizaine de jours ?
Cette situation a d’ailleurs provoqué des réactions conduisant à l’audition des dirigeants de la compagnie cet après-midi au Congrès. Après cette séquence sans précédent de pannes et de retards, la seule explication de la malchance ou du hasard n’est pas suffisante. D’autres sujets sont sur la table. Depuis la rémunération, paraît-il, hors norme, du PDG, en passant pas des tensions internes au sein de la compagnie, jusqu’à l’examen des compétences et des diligences en matière de procédures.

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Sonia Backes : “l’amateurisme de son dirigeant”
Il serait très surprenant que quelques dysfonctionnements, voire quelques incompétences, ne soient pas recherchés. En tout cas, il est peut-être temps pour les représentants du territoire, propriétaires de cette compagnie, d’en effectuer un examen au fond, allant de la stratégie de desserte aérienne jusqu’à l’examen des hautes compétences que requiert la conduite d’une compagnie aérienne internationale.
Sonia Backès, quant à elle, n’y va pas par quatre chemins. Dans un post récent, elle titre, à propos d’Aircalin : « Les Calédoniens payent l’amateurisme de son dirigeant. »
Une stratégie décidée sans l’avis de l’actionnaire majoritaire
Elle rappelle qu’en 2017,


