L’identité, ce n’est pas un gros mot. Entre les individus, l’identité est distinguée traditionnellement par l’empreinte du pouce. Cela vient du fait que toutes les empreintes de chacun des individus dans le monde sont différentes les unes des autres. Certes, aujourd’hui, il existe des moyens plus modernes tels que l’analyse de l’ADN pour définir l’identité d’un individu. L’identité est donc ce qui lui donne sa personnalité propre et qui le différencie des autres. Encore une fois, ce n’est pas un gros mot.
Il en va de même pour la culture. L’identité culturelle n’est pas un gros mot. L’identité kanak est ce qui caractérise le Kanak par sa culture et en particulier par le lien qui existe entre lui et son clan. Les Calédoniens ont aussi leur propre identité. Comme ils ne font pas partie d’un clan, ils ne peuvent prétendre à être Kanak, à quelques exceptions près, pour ce qui concerne les métissages, nombreux en Nouvelle-Calédonie. Mais un Calédonien n’est pas un Kanak, au sens identitaire du mot, comme il n’est pas un Polynésien, ou un Parisien, ou un Bordelais, ou encore un Guadeloupéen.
Or l’identité, au sens de celle d’un groupe social, est caractérisée par la culture de ce groupe social, sa façon de vivre, sa langue et la manière dont il la parle, ses arts, ses lettres, son système de valeurs, ou encore ses traditions. C’est exactement ce qu’est la Foire de Bourail. Cette manifestation où peuvent être conviés d’autres groupes sociaux possédant leur propre identité, fait partie des traditions spécifiquement calédoniennes. Ce rassemblement broussard évoque à la fois le labeur


