Alors que le repreneur qatari a mis en suspens son offre de reprise de l’usine du Sud, l’État que la présidente de la province Sud avait sollicité, a répondu à l’urgence de la situation.
En effet, les coûts de production sont sévèrement aggravés en raison de l’augmentation importante du prix du soufre. Or, PRNC utilise un procédé hydrométallurgique qui permet d’extraire le nickel et le cobalt du minerai par traitement à l’acide sulfurique sous pression.
Le production d’acide est réalisée sur place, et nécessite évidemment un approvisionnement important en soufre. Le repreneur qatari avait d’ailleurs pointé du doigt cette hausse, mettant en cause la rentabilité de l’exploitation. L’État vient donc de faire connaître sa décision.
Dans un courrier daté d’hier, et diffusé par le MOM, il indique que “Prenant acte des évolutions du contexte économique, l’Etat a décidé l’octroi d’un soutien financier supplémentaire dans la continuité du soutien constant de l’Etat pour PRNC depuis 2021, afin de permettre la continuité d’activité sur le site. Ce prêt vise en particulier à soutenir la trésorerie de PRNC, notamment pour financer son approvisionnement en soufre pour répondre à la hausse importante du prix du soufre dans le contexte du conflit en Iran »
Constatant que dans les conditions actuelles du marché, « aucune offre ferme de reprise de cette entreprise n’a été maintenue », il reste « pleinement mobilisé pour accompagner la reprise de PRNC et une solution pérenne et crédible pour le site, ses salariés et son environnement ».



