Trois mois après les provinciales, Unis pour le pays (UPP), conduit par Louis Mapou, annonce une nouvelle étape de son action politique. Dans un communiqué daté du 29 septembre et signé de l’ancien président du gouvernement, le mouvement fixe trois chantiers pour les deux prochaines années : la refondation du modèle économique et social, la préparation d’une pleine souveraineté en partenariat avec la France et le rassemblement du camp indépendantiste.
Réunis en séminaire le 26 septembre avec des membres de l’UNID, de l’UPM et du PALIKA, les colistiers d’Unis pour le pays dressent un constat sévère de la situation économique, sociale et financière de la Nouvelle-Calédonie. Le mouvement considère également que l’absence de nouvelles discussions institutionnelles risque de prolonger les incertitudes jusqu’à l’élection présidentielle de 2027.
Lors des provinciales de juin, la liste UPP conduite par Louis Mapou avait recueilli 3 401 voix en province Sud, sans atteindre le seuil nécessaire pour obtenir des élus. Elle défendait déjà le principe d’une souveraineté en partenariat avec la France.
Trois chantiers pour deux ans
Sur le plan économique et social, UPP entend travailler à une réforme du modèle calédonien. Le communiqué cite notamment les finances publiques, le système de protection sociale, la diversification économique et le nickel parmi les dossiers à traiter.
Sur l’avenir institutionnel, le mouvement veut préparer une « feuille de route de la pleine souveraineté en partenariat »et ouvrir des discussions avec les candidats à l’élection présidentielle de 2027. UPP affirme rejeter à la fois l’immobilisme et une rupture brutale avec la France.
Vers un « espace politique commun »
Le troisième chantier concerne directement l’organisation du camp indépendantiste. UPP estime que ses divisions et contradictions imposent une « reformulation du portage politique » et propose d’engager une concertation avec les forces favorables à une souveraineté en partenariat avec la France. L’objectif affiché est de parvenir à la création d’un « espace politique commun » avant la présidentielle d’avril 2027.
Cette démarche doit s’accompagner d’une structuration d’UPP. Une équipe de pilotage se réunira tous les quinze jours, tandis que les compétences internes du mouvement seront mobilisées sur les grands dossiers. Une organisation par communes doit également être déployée dans les 13 communes de la province Sud.
UPP souhaite parallèlement maintenir un dialogue avec les institutions calédoniennes, l’État et les partenaires régionaux.
Louis Mapou et ses soutiens entendent ainsi inscrire dans la durée la ligne défendue pendant la campagne provinciale : une souveraineté construite progressivement et en partenariat avec la France, tout en cherchant à élargir et réorganiser le rassemblement indépendantiste.


