Après les violences, les actes de vandalisme et les pillages survenus en marge des manifestations contre la vie chère, le gouvernement italien a décidé de renforcer son arsenal répressif. Un décret approuvé en Conseil des ministres crée notamment une nouvelle infraction de « participation violente à une manifestation », passible de cinq ans de prison et de près de 2,4 millions de francs CFP d’amende.
Jusqu’à cinq ans de prison pour les manifestants violents
Comme en France, plusieurs villes italiennes ont été le théâtre de violences en marge des mobilisations contre la vie chère. Face aux dégradations et aux pillages, la présidente du Conseil, Giorgia Meloni, a annoncé dans une vidéo sur les réseaux sociaux une série de mesures destinées à renforcer la réponse judiciaire.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, la dirigeante italienne a détaillé les dispositions d’un décret approuvé par son gouvernement.
La principale nouveauté réside dans la création d’une infraction pénale de « participation violente à une manifestation », sanctionnée par une peine de deux à cinq ans d’emprisonnement et une amende pouvant atteindre 20 000 euros, soit environ 2,4 millions de francs CFP.
Cette disposition vise notamment les personnes qui, au sein d’un groupe d’au moins cinq individus, participent à des violences en lançant des pierres, des pétards ou en utilisant des bâtons, mettant ainsi en danger la sécurité publique.
Des circonstances aggravantes prévues
Giorgia Meloni a précisé que les sanctions seraient renforcées dans certaines circonstances, notamment lorsque les auteurs ont le visage dissimulé ou provoquent des blessures.
Les peines seraient également aggravées pour les personnes participant collectivement à des destructions et à des dévastations.
L’objectif affiché par le gouvernement est de distinguer l’exercice du droit de manifester des comportements violents commis à l’occasion des rassemblements.
Les mineurs et leurs parents également concernés
Le décret prévoit aussi un durcissement de la réponse judiciaire à l’égard des mineurs impliqués dans des actes de vandalisme ou de pillage.
Les nouvelles dispositions doivent faciliter les poursuites dès l’âge de 14 ans et renforcer la responsabilité financière des parents pour les dommages causés par leurs enfants.
Le gouvernement entend ainsi responsabiliser davantage les familles et lutter contre la participation de mineurs aux violences collectives.
Le Parlement dispose de 60 jours
En Italie, les décrets-lois adoptés par le gouvernement entrent en vigueur selon les modalités prévues par les textes, mais doivent être convertis en loi par le Parlement dans un délai de 60 jours pour conserver leurs effets.
Les députés et les sénateurs italiens devront donc examiner les nouvelles dispositions et décider de leur maintien, éventuellement après modifications.




