Les violences qui secouent la métropole depuis le 17 octobre présentent, à bien des égards, des similitudes troublantes avec les émeutes qui ont ravagé la Nouvelle-Calédonie à partir de mai 2024. Attaques contre les forces de l’ordre, incendies, pillages, destructions de biens publics et privés : les méthodes se ressemblent, même si les conséquences ont été infiniment plus graves sur le territoire calédonien. Au-delà des revendications affichées, ces événements posent une même question fondamentale : celle de l’autorité de l’État et de sa capacité à faire respecter l’ordre républicain.
Le spectacle d’une violence déchaînée
Depuis le 17 octobre, les Français de métropole découvrent, parfois avec stupeur, des scènes de violence qui rappellent douloureusement aux Calédoniens les événements de mai 2024.
À Paris, Marseille, Bordeaux, Lyon ou Limoges, les manifestations ont été accompagnées d’affrontements avec les forces de sécurité, de destructions d’équipements publics, d’incendies et de pillages de commerces.
Des bâtiments emblématiques ont été pris pour cible. À Limoges, la mairie a été incendiée. À Lyon, un office du tourisme a été détruit. Ailleurs, des magasins ont été saccagés, parfois dans le cadre d’opérations de pillage manifestement organisées. Des établissements scolaires ont également subi des dégradations, tandis que des personnels de l’Éducation nationale ont été agressés.
Les dommages économiques se chiffrent en sommes considérables. Mais au-delà des destructions matérielles, c’est la violence dirigée contre les personnes, et particulièrement contre les représentants de l’autorité publique, qui constitue le phénomène le plus préoccupant.
L’agression récente d’un gendarme au cocktail Molotov, heureusement sans conséquences physiques majeures, illustre cette dérive.
Attaque de gendarme au cocktail Molotov : c’était quotidien en Calédonie
Pour les Calédoniens, ces images ont une résonance particulière. À partir du 13 mai 2024, la Nouvelle-Calédonie a connu une explosion de violences d’une ampleur


