Une nouvelle journée de mobilisation nationale sur la question des salaires est organisée à l’appel d’une intersyndicale. Après trois samedis consécutifs marqués par des violences, des émeutes et des pillages, le gouvernement redoute de nouveaux débordements. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, annonce un dispositif exceptionnel de 70 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire.
Un dispositif de sécurité exceptionnel
Face aux risques de violences, le ministère de l’Intérieur a décidé de reconduire un dispositif de sécurité particulièrement important. Au total, 70 000 policiers et gendarmes seront mobilisés, dont 110 unités de forces mobiles.
Des moyens spécialisés seront également déployés, notamment 26 véhicules blindés, une quinzaine d’engins lanceurs d’eau, des hélicoptères, des drones ainsi que des équipes cynophiles et équestres. Les unités d’intervention spécialisées, dont la BRI, le RAID et le GIGN, seront également mobilisées.
Cette décision intervient après trois samedis de manifestations marqués par des affrontements et des pillages dans plusieurs villes françaises. Emmanuel Macron a présidé un Conseil de défense et de sécurité nationale à l’Élysée pour examiner la situation.
Jusqu’à 780 000 manifestants attendus
La mobilisation pourrait rassembler jusqu’à 780 000 personnes à travers le pays.
À Paris, la préfecture de police a interdit le parcours initialement envisagé entre Bastille et Concorde. Un itinéraire alternatif, reliant la place de la République à la place de la Nation, a été proposé.
Les autorités entendent ainsi encadrer les rassemblements tout en prévenant de nouveaux débordements.
Des perturbations dans les transports et les écoles
Cette journée de mobilisation devrait également avoir des conséquences sur les services publics.
La SNCF annonce des perturbations principalement sur les lignes régionales. Les grandes liaisons devraient être relativement préservées, avec environ un TGV sur dix supprimé.
Dans l’Éducation nationale, les syndicats estiment à 17,5 % la proportion de grévistes dans le premier degré.


