Le partenariat stratégique signé entre la Nouvelle-Calédonie et l’Union européenne sur les matières premières suscite de nouvelles tensions au sein du gouvernement calédonien. Dans un communiqué particulièrement offensif, publié le 27 octobre, l’Éveil océanien répond aux critiques formulées par les membres Kanaky NC du gouvernement. Pour le parti, le mémorandum constitue une opportunité qu’il serait irresponsable de rejeter, même si des garanties restent à négocier pour protéger la ressource, les usines et les emplois.
Au cœur de la controverse figure le mémorandum d’entente conclu entre la Nouvelle-Calédonie et l’Union européenne sur les matières premières stratégiques.
Les membres Kanaky NC du gouvernement en contestent notamment la méthode de préparation, les orientations et les garanties. L’Éveil océanien reconnaît la légitimité de ces interrogations, mais estime qu’elles ne justifient pas une remise en cause du partenariat.
Le parti rappelle que le mémorandum constitue avant tout un cadre politique de coopération, destiné à faciliter la mobilisation de partenaires industriels, de financements et d’investissements.
Selon l’Éveil océanien, les véritables engagements devront être négociés dans une feuille de route à élaborer au cours des six prochains mois.
Celle-ci devra notamment préciser les conditions de transformation locale du minerai, les investissements, les débouchés commerciaux, la préservation des outils industriels, l’emploi et les exigences environnementales.
Une attaque directe contre les opposants au mémorandum
Mais au-delà de cette défense du partenariat européen, l’Éveil océanien adresse une critique particulièrement sévère aux responsables politiques qui contestent la démarche. « Quand on n’a pas le courage de saisir les opportunités, on finit par critiquer ceux qui les saisissent », affirme le parti dans


