Trois mois après les provinciales, Louis Mapou et ses colistiers d’Unis pour le pays (UPP) refusent de disparaître du paysage politique malgré leur absence de l’assemblée de la province Sud. Leur ambition est désormais de fédérer les indépendantistes favorables à une souveraineté progressive en partenariat avec la France. Une démarche qui cherche à dépasser les divisions du camp indépendantiste et à replacer les réalités économiques et sociales au cœur du débat. Quelles sont leurs chances de faire prospérer leur objectif ?
Trois chantiers et deux ans pour reconstruire
Dans un long communiqué diffusé le 29 septembre, UPP annonce vouloir poursuivre son action autour de trois chantiers : refonder le modèle économique et social calédonien, construire une feuille de route vers la pleine souveraineté en partenariat avec la France et rassembler le mouvement indépendantiste.
Louis Mapou défendait déjà cette ligne pendant la campagne des provinciales. Sa liste a finalement obtenu 3 401 voix dans le Sud, insuffisantes pour décrocher un siège. Mais l’ancien président du gouvernement considère que la souveraineté en partenariat -concept qu’il juge majoritaire-, dispose désormais d’un espace politique qu’il faut structurer. UPP veut ainsi créer un « espace politique commun » avant la présidentielle de 2027.
Le FLNKS sans projet, Emmanuel Tjibaou marque son territoire
Ces dernières semaines, le FLNKS ne s’est guère exprimé. Sa dernière déclaration s’est cantonnée à une réponse à la proposition sarcastique du député Metzdorf à propos du conflit entre la France et le Vanuatu au sujet des îles Mattew et Hunter. Une intervention bien loin des attentes exprimées par ses militants.
En revanche, c’est probablement Emmanuel Tjibaou qui a repris l’initiative sur le plateau de NC Première. Très silencieux au cours des élections provinciales, un silence d’ailleurs remarqué, il semble avoir changé de ton. Dans les actes d’abord, il a décidé de


