Les négociations concernant le contrat financier pluriannuel 2027-2031, qualifié de « contrat de responsabilité et de désendettement », sont désormais engagées. Une seconde réunion de travail du comité stratégique s’est tenue mercredi au haut-commissariat, avec l’objectif de parvenir à un accord entre l’État et les responsables calédoniens d’ici la fin de l’année. Ce contrat doit permettre à la Nouvelle-Calédonie de sortir de la gestion financière d’urgence, en associant un soutien renforcé de l’État à des engagements de réformes structurelles et de redressement des comptes publics.
Une négociation engagée après la mission transpartisane à Paris
La démarche s’inscrit dans le prolongement des discussions conduites à Paris, en septembre dernier, par la délégation transpartisane calédonienne.
À cette occasion, le président du gouvernement, Milakulo Tukumuli, avait défendu le principe d’un « contrat de responsabilité » reposant sur des engagements réciproques entre l’État et la Nouvelle-Calédonie.
Cette proposition avait reçu un accord politique de principe du gouvernement français. Le 7 septembre, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, et le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, avaient annoncé l’ouverture officielle des discussions en vue de construire un accompagnement financier pluriannuel.
Il s’agit désormais de traduire cet engagement politique en un contrat couvrant les années 2027 à 2031.
Les discussions à Nouméa
Les négociations se déroulent à Nouméa, sous l’égide du haut-commissariat de la République. Du côté de l’État, elles sont conduites par le haut-commissaire, habilité à négocier et conclure les conventions avec les collectivités locales dans le cadre de ses compétences, et par le directeur de la Mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie.
Parallèlement, le Congrès et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie travaillent à rapprocher leurs positions afin de définir les engagements que les institutions calédoniennes pourront prendre dans le cadre du futur contrat.
Soutien financier pour boucler le budget 2027, fiscalité, réduction des dépenses, réformes indispensables
L’accompagnement envisagé par l’État comprend un apport initial de 50 millions d’euros, soit environ 6 milliards de francs CFP, destiné à permettre à la Nouvelle-Calédonie d’engager l’exercice budgétaire 2027.
À cette première contribution doit s’ajouter une enveloppe de soutien renforcé estimée entre 400 et 460 millions d’euros, soit environ 47,7 à 54,9 milliards de francs CFP. De ce point de vue, la discussion budgétaire à Paris est cruciale …
L’ensemble représenterait ainsi


