La pose de la première pierre de Maison Terra, mardi 28 avril à La Foa, marque le démarrage d’un projet structurant pour la filière agroalimentaire calédonienne. Cette future unité de transformation de produits agricoles locaux a été présentée en présence de Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’économie. Cet investissement constitue un acte de foi dans l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.
Porté par une initiative privée de Chloé et Marie Lafleur, le projet vise à valoriser la production locale en développant, dans un premier temps, deux types de produits. D’une part, des produits dits de quatrième gamme — fruits et légumes frais, lavés, épluchés et prêts à l’emploi — principalement destinés à la restauration collective. D’autre part, des produits de troisième gamme, sous forme surgelée, permettant d’assurer une meilleure conservation et de lisser les variations saisonnières.
L’unité affichera une capacité initiale de 300 tonnes par an et devrait générer six emplois directs. L’approvisionnement reposera exclusivement sur les producteurs locaux, avec pour objectif de sécuriser leurs revenus, d’améliorer la planification des cultures et de limiter les pertes liées aux produits non conformes aux standards de commercialisation.
À terme, Maison Terra prévoit d’élargir son offre vers des produits à plus forte valeur ajoutée, tels que légumes précuits, purées, soupes pasteurisées ou sauces prêtes à l’emploi. Une ouverture vers l’exportation régionale est également envisagée.
D’un montant de 400 millions de francs, ce projet a bénéficié de dispositifs de défiscalisation locale et nationale. Il s’inscrit dans les priorités affichées du gouvernement, notamment en matière de développement économique, de création d’emplois et de renforcement de l’autonomie alimentaire du territoire.




