Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, dont la composition est désormais connue avant son élection officielle prévue vendredi, héritera d’une situation particulièrement complexe. Après l’exécutif dirigé par Alcide Ponga, la nouvelle équipe devra relever le défi du redressement d’un territoire confronté à une crise économique, sociale et financière profonde, dont l’équilibre repose encore largement sur le soutien financier de l’État.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a d’ailleurs fixé le cap : l’État accompagnera la Nouvelle-Calédonie dans sa reconstruction, mais le territoire devra progressivement assumer le financement des compétences qu’il exerce, avec une échéance fixée à 2030. Dans ce contexte, le futur gouvernement devra rapidement définir ses priorités.
Assainir les finances publiques
Le premier chantier concernera les finances publiques. L’objectif sera de restaurer durablement les équilibres budgétaires. La réduction des dépenses devra s’accompagner d’une stratégie de relance économique destinée à recréer de l’activité, des emplois et, par conséquent, de nouvelles recettes fiscales.
Cette orientation, qui ne peut se faire sans douleur, va toutefois se heurter à de fortes résistances. Elles viendront



