Il existe, en Nouvelle-Calédonie, une culture régionale française. Livres, théâtre, cinéma, poésie, cuisine ou traditions s’expriment évidemment en langue française. Mais ce « français calédonien », langue maternelle des Calédoniens, tandis que les Kanak possèdent les leurs, comprend ses accents, ses tournures de phrases et son vocabulaire particulier.
Ce français régional a fait l’objet d’études de linguistes, depuis le professeur Hollyman, dans les années 60, jusqu’à Christine Pauleau, linguiste calédonienne.
noumeaPost vous propose de parcourir, et pour beaucoup de lecteurs, de découvrir ces mots. Ils sont parfois surprenants, souvent pittoresques. Ils traduisent la vie quotidienne de ce lointain morceau de la République.
Une chose est certaine, un Parisien, un Marseillais ou un Réunionnais auront du mal à comprendre l’intégralité des aventures de “Tonton Marcel”. Un mot du lexique calédonien aujourd’hui : le bibiche !
Le bibiche, nom masculin singulier, est un lance-pierre qui était utilisé pour la chasse aux oiseaux avant la démocratisation du fusil à plomb.
Il était en général confectionné avec une fourche d’une bois dur – de préférence une fourche en goyavier ou en gaiac – sur laquelle était accrochés deux élastiques puissants – souvent deux bandes découpées dans une chambre à air de vélo ou de pneu de voiture – et reliées à une pièce de cuir découpée dans une languette de vieille chaussure, et dans laquelle est placé le projectile.
Ce dernier peut être un caillou, et parfois, une bille en acier. Ce projectile est redoutable, assimilable à une fronde.
Aujourd’hui, le bibiche n’a presque plus cours en Calédonie. Il peut cependant être fabriqué, et on en trouve à vendre au marché de Port Vila, au Vanuatu.
C’est d’ailleurs certainement une bonne nouvelle pour les oiseaux de toutes sortes qui se faisaient abondamment « dégommater » par les gamins armés de bibiches.
Accessoirement, Bibiche est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est. Elle se situe à 14 km de la frontière allemande (Niedaltdorf, quartier de Rehlingen-Siersburg en Sarre) et à 23,5 km de la frontière luxembourgeoise (Schengen).