La Nouvelle-Calédonie s’apprête à franchir une nouvelle étape de sa vie institutionnelle avec l’élection, ce vendredi matin à 9 heures, des membres du 19e gouvernement. Les élus du Congrès sont convoqués boulevard Vauban pour désigner les onze membres du nouvel exécutif, dans un scrutin dont l’issue ne devrait réserver aucune surprise.
Toutes les listes de candidats ont été déposées et validées par le haut-commissariat. La répartition des sièges étant désormais connue, la composition du futur gouvernement est déjà arrêtée. La majorité issue du pacte de gouvernance disposera de six sièges, répartis entre quatre représentants des Loyalistes, un élu du Rassemblement et un élu de l’Éveil Océanien. Les indépendantistes occuperont également cinq sièges, avec quatre représentants du FLNKS et un membre de l’Union nationale pour l’indépendance (UNI). Milakulo Tukumuli est appelé à prendre la présidence du gouvernement.
Du côté indépendantiste, cette nouvelle équipe marque un important renouvellement générationnel. Souvent évoqué parmi les candidats, Roch Wamytan ne figure finalement pas sur la liste du FLNKS. C’est Johanito Wamytan qui fera son entrée au gouvernement, aux côtés d’autres nouveaux élus appartenant à une tendance plus radicale du mouvement indépendantiste.
À l’UNI, la composition de la liste confirme également l’influence du président de la province Nord, Paul Néaoutyine. Aucun responsable identifié comme favorable à l’accord de Bougival n’y apparaît, les candidats retenus étant essentiellement issus de son entourage politique.
Une fois élus, les membres du gouvernement se réuniront immédiatement, sur convocation du Haut-Commissaire, afin d’élire leur président et leur vice-président. Si le calendrier se déroule comme prévu, le Congrès devrait suspendre brièvement ses travaux avant d’accueillir officiellement le nouvel exécutif, qui viendra se présenter devant les conseillers.
La prochaine étape sera la répartition des secteurs de compétence entre les membres du gouvernement, chacun étant appelé à prendre en charge l’animation et le contrôle des politiques publiques relevant de son portefeuille


