La cour d’appel de Paris a rendu son arrêt mardi 7 juillet dans le procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national. Marine Le Pen a été condamnée à quarante-cinq mois d’inéligibilité, dont trente avec sursis, ce qui lui permet a priori de se présenter à la présidentielle de 2027. Cependant, la cour l’a également condamnée à un an de port de bracelet électronique, une peine qui rend sa décision particulièrement délicate puisque la cheffe de file de l’extrême droite avait conditionné sa candidature à l’absence de condamnation à ce dispositif. Mais sur le 20h de TF1, Marine Le Pen a annoncé sa candidature. Voici pourquoi.
Des condamnations allégées, pour elle et pour le parti
Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics européens, en sa qualité d’eurodéputée, et de complicité de détournement de fonds publics, en tant que présidente du parti. Elle devra également s’acquitter d’une amende de 100 000 euros. Le Rassemblement national, en tant que parti, a lui aussi été condamné, à une amende de 2 millions d’euros, dont 1 million avec sursis.
Cette décision en appel allège sensiblement la peine prononcée en première instance en 2025, lorsque Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ans ferme sous surveillance électronique, ainsi qu’à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, une peine qui lui barrait alors totalement la route vers l’Élysée.
Une annonce attendue au 20 heures de TF1
La justice ayant ouvert mardi la voie à une possible quatrième candidature de Marine Le Pen, tout en entravant sa liberté de mouvement avec le bracelet électronique, la leader du Rassemblement national devait faire connaître sa décision au journal de 20 heures de TF1. Elle est arrivée au siège de la chaîne vers 19h30,




