À un peu moins d’un an de l’élection présidentielle, une étude de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), révélée par Le Figaro, dresse le portrait d’un pays traversé par le désenchantement. Entre sentiment de déclassement, défiance envers les institutions et désintérêt croissant pour la politique, les Français abordent 2027 dans un climat qui nourrit la polarisation aux extrêmes et renforce un clivage désormais structurant entre le Rassemblement national et La France insoumise.
Un bilan Macron largement rejeté
Ce pessimisme ambiant intervient après dix années de présidence d’Emmanuel Macron, qui avait pourtant promis une rupture avec les partis traditionnels. Le bilan est sévère : 78 % des sondés se disent insatisfaits des deux quinquennats du chef de l’État, et 42 % de ceux qui avaient voté pour lui regrettent aujourd’hui leur choix. Cette déception généralisée profiterait en premier lieu au RN et à LFI, devenus les réceptacles de ces frustrations et se présentant comme les porteurs d’une nouvelle promesse de cohésion nationale.
Un rejet massif de la classe politique, pas du système
L’étude introduit la notion de « potentiel électoral », faute de pouvoir mesurer une véritable intention de vote à ce stade. Premier constat :




