Le dossier Air Calédonie sera la première épreuve significative que le nouvel Exécutif du territoire est appelé à affronter. La situation est toujours gelée aux îles Loyauté en raison de l’attitude intransigeante des comités de coordination coutumière qui ont appelé au blocage. Toutefois, le front du refus de l’installation d’Air Calédonie à Tontouta se fissure. Cinq mois après le début de la crise, c’est le premier test de crédibilité que doit relever Milakulo Tukumuli aux premiers jours de sa nomination. Décryptage.
L’île des Pins a d’abord été la première à lever les blocages pour de nouveau accueillir les vols réguliers de la compagnie intérieure. À Lifou, la situation relève d’une complexité tout à fait particulière à la Nouvelle-Calédonie. Le comité maintient son mot d’ordre de blocage, mais la grande chefferie, celle de Wetr, sur laquelle est installé l’aérodrome, a ordonné sa libération. Par conséquent, les avions d’Air Calédonie peuvent s’y poser et redécoller en pleine liberté. À Ouvéa, aujourd’hui, une mobilisation à l’initiative de la mairie a appelé à une opération « île morte » avec la fermeture de tous les services publics et privés essentiels, afin de demander la levée du blocage de l’aérodrome.
Sur le plateau de NC 1ère, Milakulo Tukumuli, le nouveau président du gouvernement, a d’ores et déjà annoncé que le problème des dessertes aériennes et maritimes allait relever de son secteur. Il compte d’ailleurs




