Le 19e gouvernement de la Nouvelle-Calédonie est désormais pleinement constitué. Après l’élection, ce vendredi matin, de ses onze membres par le Congrès, le nouvel exécutif s’est immédiatement réuni à la présidence, dans l’ancien hôpital Gaston-Bourret, sur convocation du haut-commissaire, afin d’élire son président et son vice-président.
Comme le prévoit la loi, la séance a été ouverte sous la présidence du doyen d’âge, Gilbert Tyuienon. Sans surprise, Milakulo Tukumuli, dont la candidature était prévue par le pacte de gouvernance conclu entre les Loyalistes, le Rassemblement et l’Éveil océanien, a été élu président du gouvernement. Il a obtenu six voix, contre cinq pour Gilbert Tyuienon.
La vice-présidence revient à Christopher Gygès, élu lui aussi par six voix contre cinq, confirmant l’existence d’une majorité stable au sein du nouvel exécutif.
Quelques heures plus tôt, les onze membres du gouvernement avaient été élus par le Congrès dans le respect de la représentation proportionnelle des groupes politiques. La liste commune de l’Éveil océanien et du Rassemblement, était conduite par Milakulo Tukumuli, Alcide Ponga figurant en deuxième position.
Avec l’élection de son président et de son vice-président, le gouvernement est désormais de plein exercice. Il lui reste toutefois une étape essentielle avant d’entamer pleinement son action : la répartition des secteurs de compétence entre les onze membres.
Cette décision devrait intervenir lors de la première réunion de travail du 19e gouvernement, programmée mercredi prochain. D’ici là, les discussions se poursuivront afin de finaliser l’attribution des différents portefeuilles. Plusieurs hypothèses circulent déjà, mais la composition définitive des secteurs ne sera connue qu’à l’issue de cette réunion, et l’adoption de l’arrêté concernant les attributions de chacun des membres. https://noumeapost.nc/2026/07/30/gouvernement-quels-pourraient-etre-les-portefeuilles-des-futurs-membres-de-lexecutif/
Grâce à la majorité issue du pacte de gouvernance, cette dernière phase ne devrait pas donner lieu aux blocages qui avaient parfois marqué les précédentes mandatures. L’expérience acquise sous le gouvernement d’Alcide Ponga, déjà soutenu par une majorité stable, devrait en outre faciliter la mise en place rapide du nouvel exécutif.


