Il existe, en Nouvelle-Calédonie, une culture régionale française, la culture calédonienne. Livres, théâtre, cinéma, poésie, cuisine ou traditions s’expriment évidemment en langue française. Mais ce « français calédonien » possède ses accents, ses tournures de phrases et son vocabulaire particulier. Ainsi, un Parisien, un Marseillais ou un Réunionnais auront du mal à comprendre l’intégralité des aventures de “Tonton Marcel”. Un mot du lexique calédonien aujourd’hui : le baleinier !
Vous ne pouvez pas vivre en Calédonie sans connaître quelques poissons communs. Je vous parlerai prochainement du communard. Il y aussi le rouget communard. À ne pas confondre ! Aujourd’hui, je vais vous parler du baleinier.

Si vous allez « fouiller » la signification standard de baleinier, vous trouver ceci : « Un baleinier est relatif à la chasse à la baleine. Généralement, le terme baleinier est associé au nom d’un navire équipé pour la chasse aux cétacés?: baleine, cachalot, orque, rorqual, etc… Désigne un marin travaillant sur un baleinier ou un baleinière ».

Il existe aussi le requin baleinier, dont il n’y a pas trace dans notre beau lagon. Il y en a bien assez d’autres … Le Requin baleinier (Carcharhinus fitzroyensis) est une espèce commune de requin de la famille des Carcharhinidae, endémique du nord de l’Australie. Il fréquente les eaux peu profondes à proximité du rivage, y compris les estuaires. Ce petit requin trapu peut généralement atteindre une taille de 1 à 1,3 m de long et est de couleur brunâtre sans marques visibles sur les ailerons (Wikipedia).
Revenons donc chez nous. En Nouvelle-Calédonie, le baleinier est un petit poisson blanc, allongé, qui vit au fond des baies, près des plages et des palétuviers. Vous pouvez même apercevoir des baleinier près des plages de Nouméa.

Le baleinier est un poisson commun, et comestible, que l’on trouve partout sur le territoire. On trouve sa nomination dans pratiquement toutes les langues kanak.
Il se pêche à la ligne ou à la senne. Et autrefois, à « la gaule ».
En friture, avec une pignate de riz et de soyu, il est délicieux. Les connaisseurs prétendent que son goût rappelle celui du merlan d’Europe.
La meilleure façon de vérifier, c’est de l’essayer, « n’est-il pas ? » comme disent nos amis pokens. Bon appétit et à bientôt.
L’Amiral du Port Despointes




