Il existe, en Nouvelle-Calédonie, une culture régionale française, la culture calédonienne. Livres, théâtre, cinéma, poésie, cuisine ou traditions s’expriment évidemment en langue française. Mais ce « français calédonien » possède ses accents, ses tournures de phrases et son vocabulaire particulier. Ainsi, un Parisien, un Marseillais ou un Réunionnais auront du mal à comprendre l’intégralité des aventures de “Tonton Marcel”. Un mot du lexique calédonien aujourd’hui : le trapard !
Woila, Matelots, un mot qui fait réellement partie du vocabulaire endémique du français de Nouvelle-Calédonie. Nulle part ailleurs et dans aucune des langues kanak, ce mot n’existe. Si vous dites à un Parisien, à un Marseillais, ou un Réunionnais, “trapard”, il vous répondra “Qézako ?” Or, il est en permanence utilisé par les calédoniens pour désigner le requin et c’est bien normal : ici, le trapard est le nom familier du requin. Ce n’est pas un mot argotique. C’est une réelle appellation endémique calédonienne.
Il est intéressant d’ailleurs de savoir d’où vient “trapard”. C’est pour l’instant un mystère. Plusieurs hypothèses ont été émises à son sujet. J’ai mené mon enquête et je vais vous en livrer les résultats. L’une relie le mot aux moines trappistes. L’autre, à une technique d’amorçage des lignes de pêche. De ces deux hypothèses, l’une est tout à fait vraisemblable, et devrait lever le mystère jusqu’à présent non résolu.
L’ESSPLICATION DE L’ORIGINE DU MOT « TRAPARD »
EN ESSCLUSIVITÉ
Première hypothèse. Certains disent ainsi que, comme le requin a souvent une peau couleur gris foncé, cela rappelle la couleur grise de la bûre des moines trappistes, ce qui fait le lien avec le requin. Or, souvenez-vous, Matelots, que dans le français de Calédonie, on utilise souvent le suffixe ard- qui caractérise beaucoup de mots endémiques, comme broussard ou viandard. Alors pourquoi pas, de trappiste à trapard ? Mais il y a un « hic ».
Biscotte toutefois et cependant, si les moines trapistes




