En Nouvelle-Calédonie, la langue française est la langue maternelle de l’immense majorité des Calédoniens, -les Kanak ont leurs propres langues maternelles-. La culture régionale calédonienne, au travers des livres, du théâtre, du cinéma, de la poésie, de la cuisine ou des traditions calédoniens s’exprime en français, mais ce « français calédonien » possède ses accents, ses tournures de phrases et son vocabulaire particulier. Ainsi, un Parisien, un Marseillais ou un Réunionnais auront du mal à comprendre l’intégralité des aventures de “Tonton Marcel”. Un mot du lexique calédonien aujourd’hui : l’anguille « morelle ».
Ohé Matelots,
Avant d’accoster à Tokyo, et de déguster quelques bon plats japonais, dont plusieurs préparations d’anguille, laissez-moi vous dire deux mots sur l’anguille de chez nous, celle que connaissent encore quelques Calédoniens : l’anguille « morelle ».
L’anguille morelle, c’est en Calédonie, l’anguille de rivière ou bien la murène. Mais je dois avouer, Matelots, que le terme d’anguille morelle se perd, au moins à la ville.
Alors l’anguille, vous connaissez. Mais pourquoi « morelle » ?
C’est le nom d’un pêcheur d’anguille ? C’est une espèce d’anguille ? C’est un mot kanak qui veut dire anguille ?
Rien de tout ça !
Pour vous essepliquer, il faut d’abord que je fasse un peu d’anglais.
« eel », en anglais, comme en australopithèque, ça signifie




