“C’était dans la présentation du projet de budget 2017 de la Nouvelle-Calédonie : parmi les opérations qui allaient être lancées cette année figurait un genre de serpent de mer, le doublement de la voie entre Paita et Tontouta. Aujourd’hui, il en est question dans le budget Outre-mer de l’Etat. L’autoroute Tontouta-Nouméa va-t-elle être achevée ?
“Il en est question depuis des décennies. Ie projet figurait au Plan Routier déjà concocté il y a près de 10 ans par Gérald Cortot, alors « ministre » de l’équipement. Il figurait encore dans le plan adopté par le Congrès à la fin de la précédente mandature”, écrivions-nous … le 29 septembre 2017 !
Évoqué depuis près de deux décennies, le doublement de la voie entre Nouméa et Tontouta, couplé au transfert d’Air Calédonie vers l’aéroport international, est revenu régulièrement dans les débats sur l’aménagement du territoire.
À l’origine, l’objectif est double : améliorer la desserte entre l’agglomération et l’aéroport de Tontouta, et rationaliser les flux aériens en regroupant les trafics domestiques et internationaux sur un même site. Conçu pour accueillir ces infrastructures, l’aéroport de Tontouta apparaît comme une solution logique, à condition de réduire significativement les temps de trajet. Aujourd’hui, le transfert d’Air Cal a été opéré. Manque juste le projet routier …
Mais l’enjeu dépasse la seule question du transport aérien. Le doublement de cet axe stratégique vise également à fluidifier les échanges entre la brousse et le Grand Nouméa, à renforcer la sécurité routière et à accompagner le développement urbain vers Païta et la plaine de la Tamoa. Le tracé envisagé, contournant notamment le col de la Pirogue, s’inscrit dans une vision d’aménagement à long terme.
Pour mémoire, en 2017, lors du débat sur le budget outre-mer à l’Assemblée nationale, Annick Girardin, ministre des outre-mer, présentait des propositions de financement de l’État sur ce chantier, qui figurait alors au titre des contrats de développement !
Alors, serpent de mer en fin de vie et vaste chantier structurant au titre de la relance économique de la Nouvelle-Calédonie, ce sera le choix des politiques avec quelques années de retard.




