
Seize ans après son premier sacre mondial en Afrique du Sud, l’Espagne est de nouveau au sommet du football mondial. Au terme d’une finale extrêmement disputée dans le New Jersey, la Roja a décroché sa deuxième Coupe du monde en s’imposant 1-0 après prolongation face à une Argentine courageuse, mais réduite à dix en fin de rencontre.
Il aura fallu attendre la 106e minute pour voir cette finale basculer. Sur un centre de Pedro Porro, Nico Williams a parfaitement remis de la tête vers Ferran Torres, qui n’a laissé aucune chance au gardien argentin Emiliano Martinez. L’attaquant du FC Barcelone entre ainsi dans l’histoire du football espagnol, rejoignant Andrés Iniesta, auteur du but victorieux lors de la finale de 2010 contre les Pays-Bas.
Championne d’Europe en titre, l’Espagne confirme son hégémonie sur la scène internationale. Tout au long de la compétition, les hommes de Luis De la Fuente ont impressionné par leur maîtrise collective, leur solidité défensive et leur capacité à contrôler les rencontres. En huit matches, la Roja n’a concédé qu’un seul but, encaissé face à la Belgique en quarts de finale, avant de neutraliser successivement la France en demi-finale puis l’Argentine en finale.
Comme attendu, la première période a été largement dominée par les Espagnols, face à une Albiceleste regroupée en défense. Malgré une possession écrasante, les occasions franches se sont fait rares. Lamine Yamal, très remuant dès les premières minutes, puis Mikel Oyarzabal se sont heurtés à un Emiliano Martinez impérial dans les buts argentins.
Au retour des vestiaires, la pression espagnole s’est accentuée. Martinez a encore retardé l’échéance, notamment devant Dani Olmo puis Ferran Torres, tandis que l’Argentine peinait à franchir la ligne médiane. Sa première véritable incursion dans la surface adverse n’est intervenue qu’au cours du temps additionnel.
Le tournant du match est survenu à la fin du temps réglementaire avec l’expulsion d’Enzo Fernandez, sanctionné d’un deuxième carton jaune. Réduits à dix, les Argentins ont résisté avant de céder dès le début de la seconde période des prolongations sur la réalisation de Ferran Torres.
Malgré plusieurs ultimes tentatives, dont une reprise dangereuse de Giuliano Simeone en fin de rencontre, l’Argentine n’est jamais parvenue à égaliser.
Ce deuxième titre mondial vient récompenser une génération espagnole exceptionnelle, emmenée par un collectif parfaitement huilé. Plus qu’un simple succès, cette victoire consacre la domination actuelle de la Roja, désormais championne d’Europe et championne du monde, au terme d’un tournoi où elle aura imposé sa maîtrise technique et tactique face aux meilleures nations de la planète.
En marge de cette finale, Kylian Mbappe est le meilleur buteur de ce Mondial avec 10 buts, tandis que Messi n’a rien marqué au cours de la finale.




